La corruption dans le secteur de la santé est une réalité que nul ne peut et ne doit occulter. Cette même corruption que nous dénonçons peut être une question de vie ou de mort pour bon nombre de nos concitoyens au moment où ces derniers sont particulièrement vulnérables.
Par ailleurs, cette même corruption est la cause directe des maux dont souffre notre système des soins de santé. Le temps est venu de mettre un terme définitif aux agissements malhonnêtes de certains agents véreux qui n’hésitent pas un seul instant pour exploiter la misère de pauvres citoyens que la maladie et l’âge ont fini par affaiblir. Il ne saurait donc y avoir de place au sein de nos hôpitaux pour tous ces criminels, les responsables du département de la santé se doivent d’être plus fermes si nous voulons progresser et aller de l’avant.
Services gratuits monnayés
Le présent article cherche à faire plus de lumière sur la problématique de la corruption qui existe au sein de certains hôpitaux. Une corruption qui a la peau dure. Une corruption qui résiste à toutes les actions entreprises par le ministère de la Santé pour la déraciner. Une corruption qui déjoue tous les mécanismes qui visent à la combattre, une corruption tentaculaire. C’est une véritable gangrène qui vérole le secteur de la santé. Cette corruption est marquée par une opacité dont certaines brebis galeuses tirent profit, des agents véreux qui nuisent à l’image de marque du secteur de la santé, car l’accès à des services de soins censés être gratuits est pour eux l’occasion propice à des extorsion de fonds sous forme de dessous-de-table.
Ceci est particulièrement fréquent au niveau de la radiologie, des urgences, de la traumatologie et autres services sensibles. Certains agents de la santé n’hésitent pas à exploiter la misère de pauvres citoyens, à s’enrichir sur le dos de la maladie, de l’ignorance, du désarroi et du désespoir que vivent parfois des patients et leurs familles. Par leurs agissements malsains, nuisibles, ces criminels portent atteinte à tout un système, à l’image de nos structures. Ils salissent la blouse blanche qui est synonyme de pureté, de probité, d’altruisme et d’humanisme. Parmi ces hyènes assoiffées de gains malhonnêtes, certains sont devenus des professionnels dans le racket qui consiste à se faire verser des dessous-de-table tous les jours, des compléments de salaires informels pour multiplier leurs revenus par dix, vingt, voire plus. Ce qui est inadmissible, ce qui choque le plus c’est le peu de cas qui est fait aujourd’hui par les responsables de certains établissements de santé face à ces dérives, car il faut dire que ces criminels sont connus et agissent au grand jour. Ils n’ont peur de rien, ne craignent plus personne, c’est a croire qu’ils jouissent de protection pour accomplir leur vils desseins. Les exemples en la matière sont nombreux et nous en avons. En fin de compte, ce sont les plus pauvres qui sont les victimes de ces chacals, de ces charognards, car les plus pauvres pour se soigner n’ont d’autres choix que de se rendre a l’hôpital public et c’est là que certains énergumènes interviennent, utilisant des stratagèmes machiavéliques pour soutirer le maximum à leur victimes qui paient souvent le prix cher pour des services sensés être gratuits. Dans certaines structures, il y a lieu de parler de crime organisé qui investit de plus en plus le terrain. Si celui-ci prospère c’est qu’il n’est pas lourdement sanctionné . La stratégie 2008-2012 de la santé s’est penchée sur le sujet elle vise justement a moraliser le secteur de la santé en impliquant tous les gestionnaires des structures sanitaires afin que chacun puisse assumer pleinement ses responsabilités. En réalité c’est une bonne chose et chaque professionnel de santé soucieux de préserver l’image de marque du secteur de la santé devrait en toute bonne logique apporter une pierre à cet édifice pour barrer la route à tous ceux et celles qui par des agissements immorales, malsains veulent nuire à nos hôpitaux.
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